Fight Owens Fight – Honest Review

Bon, j’me suis fait encore pogner !

Ne jamais aller fouiner dans la section du rack à jouets au Wal-Mart, tu finis toujours par passer devant les racks à DVDs dans les allées.

 

Pourquoi j’ai acheté ça au juste ? J’avais déjà une figurine de K.O., j’avais déjà fait ma part en achetant de la “merch”.

 

Par obligation morale ? Non, en fait j’étais vraiment curieux de voir l’histoire de son ascension, surtout l’époque indy.

On nous avait annoncer qu’il y aurait des extraits de la I.W.S. dans le(s) DVD(s). C’est surtout la curiosité de voir comment la WWE va présenter le indy dans un de ses produits qui m’a attiré. L’autre partie espérait entendre de nouvelles choses que je ne savais pas déjà en scrutant l’internet depuis plusieurs années.

 

Contenu des DVDs (non Blu-Ray) 23.99CA$:

1er disque : L’histoire de Kevin, de son premier cours lutte jusqu’à l’obtention du titre Universelle.

2ième disque : Segments coupés au montage, plus un melting pot des meilleurs combats (WWE seulement).

3ième disque : Plus de combats (WWE seulement).

Exclusif Blu-Ray : 4 combats de plus.

Total des combats : 17 +4, tous disponibles déjà sur le WWE Network.

 

Qualité de présentation :

Le premier disque est sans-contredit le meilleur puisqu’il est présenté sous-forme de documentaire. Les images sont traitées à la sauce UFC par moment.

Beaucoup de slow-motion, Kevin dans l’ombre. Tous ça pour dire, que ça fait très bien le travail.

La première moitié du 2ième disque est encore en mode documentaire. Ensuite on remplis le reste avec des émissions du Network comme Superstars Ink et un interview avec Renée Young. Je dois avouer que faire du filling avec du contenu du Network, ç’est du filling pour rien.

Fil conducteur :

Kevin Owens est un underdog. Il n’aurait jamais du se rendre là ou il est à cause qu’il n’avait pas le physique de l’emploi. Il a fait preuve de persévérance et a surmonté les obstacles pour s’y rendre en absorbant comme une éponge les conseils de tous plein de somités de la lutte. Ah oui et le talent lui sort par les oreilles, ça la aidé aussi…

 

Qualité des commentaires :

Là ou le documentaire brille vraiment est dans la qualité des commentaires des gens interviewés.

Terry Steen : Pour les anedotes familiales et le côté touchant, c’est nul autre que le père de Kevin qui commente. Il nous raconte qu’il a toujours supporté son fils coûte que coûte dans ses rêves. Kevin lui rend souvent la pareille à son tour (ses grand-parents aussi). Monsieur Steen nous est présenté comme un “crime de bon jack” et un papa exemplaire. Le meilleur extrait est lors d’un combat dans un bar de Montréal, Steen Vs Generico. Son père est assis dans la foule avec une bière. Les deux lutteurs sont entrain de brawler à l’extérieur du ring et Kevin tient Generico et demande à son père de lui faire une chop. Generico se venge et chop le père de Kevin à son tour. Le segment sert un peu à illustrer que son père se déplaçait et adorait aller le voir dans ses débuts.

 

Sami Zayn : C’était écrit dans le ciel que Sami allait commenter. La grande question était, allait-il garder le kayfabe dans se commentaires ? Environ 50% je dirais. Il raconte les anecdotes avec une certaines amertumes, une petite once de jalousie, comme pour pas trop briser la magie de leur rivalité. Par contre on décide carrément d’affirmer que Generico est effectivement Sami Zayn alors qu’à plusieurs reprises Sami avait dit qu’il voulait garder le mystique autour du personnage (-25%). L’autre extrait qui brise le kayfabe est un extrait pre-wrestlemania ou on voit les deux vraiment complice parler avec Chris Jericho, se rapellant le bon vieux temps (-25%). Ceci dit, malgré ces deux accros à mon coeur de puriste, Sami nous livre le meilleur storytelling de l’ascension de Kevin.

Seth Rollins : Rollins avoue avoir été un grand sceptique que K.O. se rendrait un jour à la WWE. Il prend la “voix de Vince” pour faire passer le message : Tu n’a pas le look que la WWE recherche. Il avoue avoir été rabat-joie avec Kevin en lui disant de perdre du poids si tu veux t’y rendre. Il mets over ses capacités de lutteurs tout en restant humble et avouant qu’il s’était tromper.

 

Neil (Beef Wellington) : Première surprise. Un des coéquipiers de Kevin lors de ses débuts à l’école de Rougeau a beaucoup de temps de commentaires. Je le connaissais de nom seulement en scrutant les archives de lutte Québécoise. Très heureux d’apprendre qu’il lui ont donné la tâche de parler des “early days”.

 

Steve Corino : Le mentor de Kevin Owens. D’ailleurs, on a le droit à un extrait de son combat avec Steen à la EWR au Centre Mgr Marcoux à Québec. Pour ceux qui était présent, vous aurez p-e la chance de vous spotter dans la foule. Il nous raconte que les deux ont le même tattouages.

 

Johnny Gargano : Il est le dernier a avoir combattu Steen avant qu’il ne devienne Owens. Il prend “la voix du Mark”, en faisant un excellent résumé de ses débuts à Nxt jusqu’au titre Universel.

Jimmy Jacobs: Ancien lutteur maintenant writer qui a une bonne chimie avec Kevin Owens. On les voits souvent travailler ensemble sur des promos. Il nous parle surtout du personnage et de l’implication de Kevin dans le processus créatif.

Neville: Pas mal lui qui a le moins de temps. Le meilleur bout est quand on voit une photo de lui et Kevin tout maigrichon.

 

 

Conclusion du premier disque : Le documentaire nous laisse sur une note haute en se terminant avec l’obtention du titre Universelle. Certains diront que c’est peut-être une bonne chose puisqu’il est descendu du podium après. Par contre, son règne de champion aurait p-e dû être inclus avec quelques extraits de lui et Jericho.

 

Anecdotes que je ne savais pas ou savais avec moins de détails (digne d’intérêt), présenter dans le DVD :

-Ce serait Enzo Amore qui lui dit aurait d’enlever son singlet à Nxt et d’aller mettre le style qu’il avait à RoH.

– C’est le combat de Sexxy Eddy à la CZW (lui ou Eddy boit son propre sang après s’avoir coupé un artère), qui a ouvert la porte au Québécois d’aller lutter aux States.

– Le try-out que Jacques Rougeau avait promis à Kevin a eu lieu mais n’a débouché sur rien. La WWE était effectivement venu au Centre Belle et laissé deux étudiants de Rougeau se faire squasher dans un dark match. Nul autre que Handsome Jean-Frais et Eric Mastrocola.

 

Parlant de Rougeau…

 

2ième disque

 

Le disque commence avec Kevin qui raconte ses expériences avec Rougeau de façon extrêmement peu flatteuse. Sérieux, un bon 15 minutes à blaster Rougeau. Pendant qu’il raconte, on nous montre des images de Rougeau mais pas de lui en Mountie, il a une coupe longueil blonde et un singlet blanc avec une feuile d’érable rouge dessus (si quelqu’un peu m’identifier la période). J’ai été fort surpris qu’un produit WWE laisse autant de place pour faire une campagne négative. Peut-être à la requête de Kevin et qu’il voulait régler des comptes? Peut-être que Rougeau n’est plus dans les bonne grâces de la WWE? La WWE l’avait déjà fait auparavant avec l’Ultimate Warrior alors qu’ils étaient en chicane. Le résultat avait été un paquet de personalité qui descendait le Warrior chacun leur tour durant un DVD complet. Sérieux, Rougeau nous est presque présenté sur un ton comme dans “Un tueur si proche” à Canal D. Par contre, je dois dire que ça va bien avec le reste du DVD puisque Kevin nous est présenté comme un gars qui veut se rendre au top par lui-même.

Ce qu’on entend de Kevin (dit auparavant dans des podcasts, rien de nouveaux pour les marks):

  • Tous le monde est accepté chez Rougeau tant qu’ils paient.
  • Les shows de Rougeau sont pas pour des fans de lutte, ce qu’il fait (le style chorégraphié) n’est pas de la lutte.
  • Il la manipulé en lui promettant un tryout, mais qu’il devait être exclusif au show Rougeau et que s’il était signé, il devrait lui donner 15%.
  • Il lui a jamais reparlé depuis qu’il a dit non à son offre.
  • Beef Wellington a quitté Rougeau pas mal en même temps que lui.
  • Aucun mauvais mot à l’égard de Pierre-Carl Ouellet.
  • La phase choque : “Je ne me serais jamais rendu à la WWE si j’étais resté avec Rougeau”.

 

Caméos !

  • On peut voir Big Magic en complet accompagner Kevin backstage.
  • Plan sur la famille Steen durant un show, on voit clairement Pat Laprade.
  • Kevin boit un Pepsi backstage. Du Pepsi, c’est bon à rien ça !

 

 

Note finale : 8/10

 

Surtout à cause du documentaire car les combats n’apporte à peu près rien surtout ceux qui sont abonnées au Network.

J’aurais aimé voir un combat indy mais probablement que la WWE voulais pas acquérir les droits d’un combat en entier.

Ne serait-ce que pour maintenir sa position dans la carte et l’encouragerà rester au top, c’est une belle pièce à ajouter à sa bibliothèque.